Le JT de Guyane Première a montré ce soir quelques résidents guyanais coincés à Oiapoque par la grève des piroguiers. La population des deux rives se montre solidaire.
Jusqu'à dimanche prochain
Selon les porte-paroles du mouvements interrogés par l'équipe de Guyane Première, le mouvement devrait se poursuivre jusqu'à dimanche prochain. On a pu voir des membres de la PF intervenir pour calmer le mouvement. On pouvait également constater que les piroguiers cernent la barge de la Lunay pour l'empêcher de traverser. Les piroguiers protestent d'abord contre les méthodes de la PAF et attendent également des engagements concrets quant aux indemnités qu'ils réclament en raison de l'ouverture du pont.
Exaspération
Des deux côtés, l'exaspération est palpable face aux contrôles de la PAF, qui touchent sans discernement les frontaliers venus faire leurs courses à Saint Georges, et ne semblent guère efficaces contre les orpailleurs clandestins ou les braqueurs qui ont pu regagner tranquillement le Brésil une fois leurs forfaits accomplis en Guyane avant Noël. L'important étant sans doute de présenter en haut lieu des chiffres d'expulsions en hausse (ils auraient doublé en un an paraît-il... dans le lot, combien de piroguiers et de personnes venues voir la famille à Saint-Georges?). Pendant ce temps, les échanges qui existaient depuis toujours sont perturbés, les commerçants de Saint Georges (une commune qui déborde déjà d'activités économiques!) qui vendaient régulièrement parfums et vins français aux Brésiliens (notamment aux fonctionnaires en poste à Oiapoque) ne vendent plus rien.
Aucune mesure à attendre de la Préfecture
En tout cas le désordre est total, le gâchis grotesque et l'inaction préfectorale assumée: le préfet s'est contenté de rappeler ce que l'on sait déjà depuis longtemps, c'est à dire que la carte de transfrontalier avance, et qu'il n'y en a plus que pour quelques mois (ben oui, mais en attendant, on pourrait peut être envoyer la PAF faire des contrôles mobiles sur la RN 1 plutôt que sur les quais du village!), et qu'il ne pouvait rien faire pour les ressortissants français coincés sur l'autre rive, car il s'agit d'une affaire brésilienne. Merci pour eux, juste une petite semaine à tenir, le consulat n'est qu'à 600km...
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