Un accord a été trouvé hier avec les piroguiers, alors qu'un homme a été retrouvé mort dans des circonstances encore mal connues.
Interventions politiques
Les traversées de l'Oyapock ont repris entre Oiapoque et Saint Georges, après des discussions auxquels ont pris part, selon A Gazeta, seul quotidien de Macapa à évoquer l'affaire, les députés fédéraux Sebastião Rocha (PDT/AP) et Davi Alcolumbre (DEM/AP), ainsi que le maire d'Oiapoque auraient participé à une rencontre avec les piroguiers ét auraient contribué à cette prise de décision... Il n'est d'ailleurs pas impossible qu'ils aient été associé dès le début à ce mouvement. Le président de Région, Rodolphe Alexandre, s'est également rendu sur place pour rencontrer les piroguiers et a demandé un calendrier au préfet quant à la mise en place de la carte de transfrontalier.
Mort suspecte
Sans doute la mort d'un piroguier retrouvé noyé après être tombé à l'eau lors d'une collision a-t-elle également refroidi les esprits: une enquête est en cours pour savoir si la collision était accidentelle (ça arrive de temps en temps) ou si elle a eu lieu dans le cadre du conflit (un piroguier voulant en empêcher un autre de traverser). A noter également l'omission totale du gouvernement amapaense dans cette affaire.
Des avancées
Selon France Guyane et A Gazeta, les piroguiers auraient obtenu des avancées de la part de la PAF quant à leur traitement au débarquement à Saint Georges, en échange d'une vigilance de ceux-ci quant aux papiers de leurs clients. De leur côté, les parlementaires brésiliens se seraient engagés à porter (de nouveau) leurs revendications de compensations financières à Brasilia, et les autorités françaises auraient assuré que les piroguiers seraient autorisés à poursuivre leur activité après l'ouverture du pont. Quant à la PAF, il se pourrait qu'elle cible davantage ses contrôles à l'extérieur du bourg.
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