Brasilyane

Marajó

bufL'île de Marajó est la plus grande île fluviale du monde. Elle est célèbre pour ses vastes étendues marécageuses riches en faune naturelle (ibis...) et d'élevage (les buffles omniprésents). Elle propose aussi quelques plages fluviales agréables et une ambiance au charme particulier.

plage
Praia do pesqueiro
pl
Praia do Pesqueiro
ch
Chevaux dans une fazenda
police momtée marajoara
Police montée sur buffles à Soure
carimbo
Spectacle de Carimbó, à Soure
Traversée Salvaterra-Soure
Traversée Salvaterra-Soure

Plus grande île fluviale du monde, donc, elle est située entre l'Amazone au Nord et le rio Pará au Sud, bordée par l'Atlantique à l'Est.

Marajó est aussi une région excessivement pauvre; une association créée par des Français tente d'apporter un peu d'aide à une population souvent très démunie. Ils ont désormais leur propre site.

  • C'est le paradis des Buffles et des oiseaux (entre autres) qui s'ébattent tranquillement dans les immenses plaines marécageuses des grandes fazendas locales.
  • On peut s'y faire héberger dans les fazendas qui reçoivent les touristes, parfois assez luxueusement.
  • De nombreuses plages, certaines désertes, se prêtent à la baignade sur la côtes Est. Ceci dit, elles ne sont pas toujours très grandes et, très fréquentées au mois de juillet, leur propreté laisse franchement à désirer. Il est certainement préférable de s'y rendre hors saison. Il convient ici de déplorer encore une fois, comme à Barreirinhas, dans les Lençois Maranhenses, combien l'exploitation trop rapide, anarchique de ces zones naturelles les dégrade...
  • Quelques traditions musicales (écoutez cet extrait de Carimbó, la musique traditionnelle locale) et culinaires (à base de lait de buffle) intéressantes. Le fromage est excellent.
  • Vastes paysages naturels.

Se déplacer

On peut y aller depuis Macapá en bateau (Nord et Ouest de l'île) ou depuis Belém par bateau et petits avions.

  • Depuis Macapá: départ du port de Santana pour les villes d'Afuá et Breves.
  • Depuis Belém
    • Départ du Terminal Hidroviário, armazém 10, du port de Belém, avenue Marechal Hermes, près de l'avenue Doca de Souza Franco, centre-ville.
    • Du lundi au samedi, a 6h30 et 14h30, le dimanche a 10h.
    • Tel: Arapari Navegação (005591) 9601-5312 et Banav Ltda (005591) 9632-6822
    • Compter 3 heures de traversée.
    • Du port de Foz do Camará, des minibus ou des bus vous emmènent jusqu'à Joanes ou Salvaterra. On traverse ensuite en barge ou en canot un fleuve pour accéder Soure.
    • On peut faire passer une voiture depuis l'embarcadère d'Icoaraci, ce qui peut se révéler une bonne option sur l'île.
    • Depuis mars 2007, une liaison directe par bateau existerait entre Belém et Soure, permettant d'éviter le trajet en bus et le bac à Salvaterra. A vérifier au port de Belém.
    • Depuis juillet 2009, le catamaran "Alamo" propose deux heures de trajet seulement (un peu plus selon la marée), contre le double jusqu'ici. Il dessert désormais Marajo (Porto Camara) chaque matin à 7h30, au départ de Belém,  et repart à 16h30 pour le retour. La nouvelle embarcation offre 180 places, avec clim, porte-bagages, télé, bar-snack. Le tarif (50 Reis aller-retour) est plus élevé que par le bateau traditionnel, et s'achète au terminal de l'Estação das Docas. Il peut ne pas fonctionner en période de révision (se renseigner la veille dans une petite guérite à l'estação das Docas, près du débarcadère). Merci à lise pour ses infos complémentaires.
    • A noter que la liaison traditionnelle, au départ des docks, moins confortable, plus lente, mais nettement moins chère, reste en activité, notamment à destination de la population moins fortunée de l'île (voir ci-dessus).

A voir

La nature, les paysages. Des promenades sont possibles, en barque, à cheval ou en charrettes. A droite, la police montée de Marajó... Sur des buffles, évidemment!

Achats

  • L'artisanat local est spécialisé dans la confection de magnifiques céramiques, très bon marché de surcroît (mais pas toujours faciles à transporter).
  • Le fromage local est un des rares du Brésil a avoir du goût, grâce au lait de bufflonne sûrement (le même que dans la bonne mozarella), par ailleurs recommandé pour sa faible teneur en cholestérol.

Restaurants

  • On mange essentiellement du poisson, ou de la viande de buffle, ce qui n'est pas désagréable.
  • Sur les plages, les portions sont nettement moins grandes qu'ailleurs au Brésil (on a rencontré des Brésiliens venus du Sud qui restaient sur leur faim !).
  • A Soure, deux restaurants sont semble-t-il au dessus du lot, l'un proche de la plage de Barra Velha, à l'extérieur de la ville, l'autre "Ouro Verde", se situe juste avant la sortie de la ville, en direction de cette même plage. Un troisième est correct, dans le centre ville, un peu en retrait de la grande place (on le reconnaît à l'image pieuse géante peinte sur la façade!).

Se loger

  • Le plus simple est de loger à Salvaterra, où le choix est plus grand: Des pousadas vous y logent à partir de 40 R$ la nuit. La pousada Beira Mar est située tout près de la plage et dispose d'une infrastructure complète. Si c'est complet, juste un peu derrière, la pousada Do Fonte est sympathique et familiale et peut dépanner. Les 3 chambres sont petites mais correctes (deux avec air conditionné).
  • Les fazendas exagèrent parfois sur les tarifs, mais proposent un logement plus "typique".
  • A Joanes, la pousada da Ventania (70R$ la chambre ventilée) donne directement sur la plage et propose un cadre très agréable. Les propriétaires sont francophones. Il semblerait (courrier n°0136) qu'il y ait désormais davantage de possibilités de se restaurer le soir, un restaurant sur la plage restant désormais ouvert, en plus de la pizzeria du village, très moyenne. Le midi, on peut manger moyennement sur la plage. Pas grand chose à faire à Joanes à part la plage, sinon les diverses ballades proposées par l'hôtel. tel. 91 99 92 57 16
  • Les services accessoires proposés par les hôtels et fazendas sont souvent assez chers (Transports notamment).

Possible pour des prix très raisonnables en hôtels ou pensions. Plus chers et plus luxueux dans les fazendas qui proposent parfois de véritables complexes touristiques, auxquels on n'accède parfois qu'en avion (Ilha Mexiana).

Se baigner

Joanes
Joanes
Barra Velha
Barra Velha (Soure)
Salvaterra
Salvaterra

Les plages sont concentrées sur la côte Sud-Est, sur l'Atlantique:

  • Joanes: Plage assez grande de gros sable, tranquille et aménagée, moyennement propre.
  • Salvaterra : La grande plage urbaine est aménagée correctement. La propreté laisse à désirer quand il y a du monde, en saison.
  • Soure
    • la plage de Barra Velha est la plus proche. On y accède par une chemin d'un kilomètre, puis par des passerelles dans la mangrove. La plage est sale et bruyante quand il y a trop de monde, petite à marée basse.
    • La Praia do Pesqueiro, très éloignée (8km) nécessite de payer le transport. La plage est aménagée et plus grande.