Brasilyane

02/05/2016: Brésil: Une étudiante islamiste à Belém, des maisons démontées par des voleurs à Oiapoque, whatsapp encore bloqué, Petrobras continue...

La revue de presse de Brasilyane

L'émission "Fantastico" de Globo a révélé dimanche soir 1er mai le cas de cette étudiante de Belém convertie à l'islam qui aurait rejoint l'Etat Islamique en Syrie. A Oiapoque, des maisons entières ont été démontées par des voleurs, tout près de Saint Georges. Quant à la justice brésilienne, elle bloque pour la deuxième fois l'application Whatsapp au Brésil. Pendant ce-temps, la justice continue de mettre en examen la classe politique brésilienne. Revue de presse.

Le Brésil perd peu à peu son côté autarcique pour s'intégrer, pour le meilleur et pour le pire, à la mondialisation, ce qui ne se fait pas, toutefois, sans résistance.

Une Belenense rejoint l'Etat Islamique

On aurait pu croire le Brésil, et plus encore la région reculée de Belém, loin des tempêtes qui secouent actuellement le Moyen-Orient, mais ce qui vient d'arriver à une famille de la capitale du Para montre que personne, nulle part, n'est à l'abri: La fille cadette de cette famille aisée, étudiante de 21 ans en journalisme, a suivi le parcours désormais bien connu des jeunes embrigadés par les islamistes à travers le monde: conversion, isolement des proches et des amis puis fuite à l'étranger via la Turquie. Les parents sont sans nouvelles depuis un mois.

A Oiapoque, on vous démonte la maison

Plus près de chez nous, les propriétaires de résidences secondaires à Oiapoque peuvent s'inquiéter de la dernière trouvaille des voleurs du coin: carrément démonter des maisons entières, certaines proches de Vila Vitoria, juste en face de Saint-Georges, pour revendre le bois. Le délégué de la Police Civile de la ville s'est étonné des plaintes reçues pour le démontage complet de trois maisons, dont une surélevée d'un étage, le long du fleuve Oyapock. Trois hommes ont été interpellés, deux étant relâchés sous caution, le troisième restant en garde à vue pour détention d'armes et de munitions.

Whatsapp encore suspendu trois jours

A la demande de la Police Fédérale mécontente de ne pas pouvoir accéder à des données dans une enquête criminelle, un juge de l'état du Sergipe a demandé aux opérateurs téléphoniques du pays la suspension pour trois jours du service Whatsapp. C'est la deuxième fois que cela se produit après une première suspension à la demande d'un juge de São Paulo en décembre 2015, et la garde à vue d'un responsable de Facebook (maison mère de Whatsapp) en mars 2016. A noter que les opérateurs s'empressent d'appliquer la mesure, sachant que cette application est très utilisée par les Brésiliens pour communiquer en échappant au coût faramineux des appels depuis des mobiles au Brésil: on y facture du roaming d'un état brésilien à l'autre (à l'heure de sa suppression d'un pays à l'autre dans l'UE...) et des surcoûts importants sur les appels passés d'un opérateur à l'autre. Résultat; les Brésiliens multiplient les puces et les abonnements ou se simplifient la vie en utilisant... Whatsapp.

Petrobras: l'opération "lavage haute pression" (lavajato) continue

Alors que la destitution provisoire de Dilma Roussef approche, la justice élargit le champ de ses investigation: pendant que les tenors du parti PMDB, grand gagnant de l'opération "impeachment", sont de plus en plus dans le collimateur de la justice et de la presse, ce sont maintenant des figures de l'opposition qui sont inquiétées: sur la base de la "délation récompensée" du sénateur PT Delcidio de Amaral dans le cadre de l'affaire Petrobras, le procureur général de la République Rodrigo Janot a demandé l'ouverture d'une enquête sur les PMDB Renato Juca, Renan Calheiros (actuel président du sénat), Eduardo Cunha (une de plus contre l'actuel président de la chambre des députés à l'origine de la destitution de Dilma Roussef), deux membres du PT, mais aussi contre Aécio Neves, rival malheureux de Dilma Roussef au deuxième tour des dernières présidentielles, actuel sénateur et président du PSDB, parti de l'ex-président Cardoso qui structure l'opposition.

Pendant ce temps, Jair Bolsonoro, un nostalgique homophobe des tortures du régime militaire, envisage de se présenter en 2018 ( et totaliserait déjà, selon les sondages, 8% des intentions de vote) et Marina Silva garde le silence, laissant ses lieutenants plaider pour des élections anticipées (dont Dilma Roussef serait également partisane pour entraîner le vice président Michel Temer dans sa chute, selon O Globo). La Novela continue.

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