Brasilyane

Oiapoque

Oiapoque-Monument célébrant l'amitié entre la France et le BrésilLa ville frontière avec la Guyane Française n'est certes pas ce que le Brésil a de plus reluisant à proposer. Ceci dit, elle permet de mettre un pied dans ce grand pays, après un petit quart d'heure de traversée en coque alu. Depuis que le pont destiné à franchir l'Oyapock est construit (et désormais ouvert à temps très partiel), la ville fait quelques efforts et semble émerger doucement de son ambiance de "faroeste".

oiapoque La mini beira-rio d'Oiapoque Embarquement à Oiapoque
  • On aime ou pas.
  • MonumentCertains apprécieront l'ambiance ville-frontière, le dépaysement tout proche, les commerces (Prix à négocier!), l'animation, la vie nocturne.
  • D'autres regretteront le peu d'activités disponibles hors le shopping (attention, avec le taux de change, les prix ne sont pas toujours intéressants) et les boîtes louches. Pas grand chose à faire pour des enfants en ville (parfois des manèges à la sécurité douteuse fonctionnent par intermittence). Une bonne option peut-être de profiter d'un "balneario" à la campagne (voir en fin d'article)
  • Les choses s'améliorent : la plupart des rues du centre ont été goudronnées
  • Certains commerces font de réels efforts de présentation, ainsi que quelques hôtels, mais les prix restent très élevés pour le Brésil (juste raisonnables comparés à la Guyane).
  • A savoir: la place centrale d'Oiapoque est fermée pour travaux depuis juillet 2010, le délai annoncé était de six mois  mais cela dure toujours en aout  2017.  Le soir, il ne reste donc toujours plus grand chose à faire en ville pour une famille.

Aller à Oiapoque

  • bateau_sur_l_oiapoqueLa route Cayenne-Régina-Saint-Georges ne doit pas être parcourue de nuit:
    • Son état est instable, surtout en saison des pluies, et malgré les réparations continuelles, elle est loin d'être impeccable (notamment sur le tronçon Regina-Saint-Georges).
    • Les braquages de véhicules ont quasiment disparu depuis l'installation d'un poste de contrôle permanent de la gendarmerie, avancé au pont sur l'Approuague en mars 2013, après être resté longtemps au carrefour de la piste de Belizon (vous devrez présenter vos papiers d'identité). Garder cependant à l'esprit qu'il n'y a aucune couverture réseau encore en 2017 sur presque toute la portion allant du carrefour de Cacao à Saint Georges (juste une tache à Regina).
  • La traversée de l'Oyapock est à faire le jour de préférence; en mars 2006, un détournement de pirogue (!) à des fins de vol a manqué avoir des conséquences tragiques. Un grave accident a coûté la vie d'une personne en 2007, lorsque qu'une barge non-éclairée a percuté une pirogue. Passage pour une personne: environ 15 R$ (ou 5€ au choix).
  • Livre sur la bergeA Saint Georges, les véhicules laissés pour la nuit sont rarement l'objet de dégradations. Des parkings privés surveillés ont été mis en place par des particuliers (10€ la nuit; tarifs dégressifs pour longs séjours); facile de les trouver: le village est petit et les piroguiers, qui vont à la pêche aux clients, vous indiqueront où ils se trouvent. Sinon ne rien laisser à bord et se garer dans un lieu passant, ou face à la gendarmerie (s'il reste de la place!). Ne pas dormir dedans !
  • Il y a un distributeur automatique à Saint-Georges (La Poste), sur lequel on ne peut pas toujours compter (souvent en panne, notamment le week-end); pour faire le plein, attention: la station fonctionne à temps très partiel (donc prévoir un plein à Cayenne, normalement suffisant pour un aller-retour, sinon ravitailler à Regina, ou évidemment à Oiapoque pour qui revient du Brésil).

Infrastructures d'Oiapoque

  • Monument France-BrésilL'aéroport d'Oiapoque est correct pour ce type de ville; dessert Macapá par avions taxis.
  • Gare routière: Inaugurée en 2009; on ne prend donc plus le bus dans la rue (voir BR156). Désormais, la gare se situe à l'entrée d'Oiapoque, sur la BR156 ce qui oblige à prendre un taxi depuis ou vers le centre (compter une dizaine de reis). Idiot: les billets continuent à être vendus au bord du fleuve, et toujours pas à la gare (janvier 2011). S'il reste de la place, les chauffeurs vous vendront toutefois les billets au moment du départ, à la gare.
  • Eau: alimentation asse stable; potabilité douteuse.
  • Électricité: Peut être coupée en saison des pluies (difficultés d'approvisionnement en carburant de la centrale); fiabilité aléatoire du réseau. L'Amapá est en 110 Volts. certains hôtels proposent en plus des prises en 220V; vérifiez: c'est écrit dessus.
  • Le pont sur l'Oyapock est terminé (voir photos ci-dessous) et ouvert à la circulation selon des horaires réduits et peu pratiques.

A savoir

Le pont sur l'Oyapock, en avril 2010, côté français

Le pont en avril 2010...

Pont sur l'Oyapock, côté français, au 30 août 2010

...au 30 août...

Pont sur l'Oyapock en novembre 2010-ph: Olive

...En novembre 2010.

Pont sur l'Oyapock au 16/03: le tablier avance

...au 16/03/2011: le tablier avance

Le pont sur l'Oyapock au 27 mars 2011 (ph: Alain)

...au 27/03/2011, il est presque conclu

Le pont au 30-05-2011

Au 30/05/2011, la jonction est faite.

  • Transport artisanalMême si vous ne passez qu'une nuit sur place, et bien entendu si vous poursuivez vers Macapá, n'oubliez pas de faire tamponner votre passeport à la Police Fédérale, à l'entrée comme à la sortie du territoire, sinon les ennuis sont possibles: la Police Fédérale se montre beaucoup plus regardante désormais, et certains Guyanais en goguette ont fait l'expérience désagréable d'une reconduite sous escorte à la frontière et d'une nuit dans leur voiture à Saint-Georges, voire d'une nuit au poste en cas d'attitude déplacée envers les policiers brésiliens (le "desacato à autoridade", délit d'outrage, est sévèrement réprimé là-bas). Les hôteliers risquant une forte amende devraient de toute façon vérifier que vous l'avez fait. La PF ouvre à 8h le matin et ferme à 20h.
  • L'extrême tolérance qui existait envers le tourisme "prostitutif", même dans ses formes les plus illégales, semble cesser: les autorités semblent décidées à intervenir fermement, et au moins certains hôtels à dénoncer les excès (voir l'arrestation d'un Français venu photographier un adolescent en janvier 2010). Gardez à l'esprit que la prostitution, petite industrie de cette ville, nourrit un véritable trafic de chair humaine.
  • Tous les prix varient en fonction de la fréquentation; c'est parfois spectaculaire (le double, le triple...). Refusez les excès, gardez à l'esprit que la qualité du service rendu est souvent médiocre.
  • La mini beira-rio d'OiapoqueLa ville est petite; on s'y retrouve très vite. Les taxis sont un peu chers et vous font facilement faire des détours; les plus sérieux affichent une table des prix sur leur pare-brise. En 2017, le prix pour un trajet dans le centre était de 10R$, 15R$ pour des zones périphériques, 50R$ l'aller pour le balnéario de PK 9. A utiliser s'il pleut, s'il fait trop chaud, ou tard le soir, par précaution. Quand on est seul, le moto-taxi est une alternative agréable, pratique et économique (de 3 à 5 R$ la course).
  • Les changeurs dans la rue sont nombreux. Sachez qu'il est possible de retirer des Reais avec une CB internationale à l'un des guichets automatiques du Banco do Brasil (peut dysfonctionner, mais moins souvent qu'avant) ou du Bradesco. Le fonctionnement de cet appareil est expliqué dans les pages "Guide Pratique".  Vous pouvez partout payer en Euros mais le change pratiqué est défavorable. Le plus intéressant reste de payer en CB quand c'est possible.
  • Rue principaleLe taux pratiqué par les changeurs de rue et les commerçants, si vous les payez en euros est désavantageux. Dans tous les cas, préférez un retrait au guichet du Banco do Brasil ou le paiement direct au commerçant par CB. On peut aussi retirer au Bradesco.
  • Pour connaître les modalités de traversée d'une voiture par le pont, et les conditions d'un trajet vers Macapá, voir la page Par la route.
  • Coordonnées du consulat honoraire de France à Macapá sur la page consacrée à cette ville.

Achats

  • Les vêtements et chaussures sont souvent trop chers; ne pas hésiter à négocier les prix (parler portugais aide). Les magasins se sont raréfiés avec la hausse du real qui rendu les prix assez peu attractifs.
  • Rue principaleLes produits alimentaires sont de qualité très inégale, ATTENTION. Les produits frais, notamment la viande et les fruits, sont interdits d'importation. Si vous passez outre, choisissez de préférence la viande haut de gamme (picanha, filê mignon) préemballée importée des autres états du Brésil, elle n'est pas aux normes européenne, mais au moins elle est contrôlée. Côté français, c'est encore plus contrôlé depuis les problèmes de fièvre aphteuse au Brésil. Vous risquez une amende et la saisie de la marchandise par les douanes guyanaises. La viande non-emballée, produite à Oiapoque est franchement douteuse... Sauf si vous connaissez vraiment le fournisseur. Aux dernières nouvelles (novembre 2012), un nouvel abattoir a été construit à la sortie d'Oiapoque, pour remplacer la sordide tuerie qui alimentait encore la ville il y a peu. Les services vétérinaires brésiliens sont enfin intervenus.
  • Si vous dépassez une certaine valeur, la loi exige que vous dédouaniez à Saint-Georges, face à l'embarcadère.

Restaurants

Barge sur l'OyapockParfois chers par rapport au reste du Brésil, surtout au vu d'une qualité parfois aléatoire, ils restent plutôt bon marché comparés à la Guyane. Certains font des efforts sur le cadre et la qualité.

  • Chacara do Rona: plutôt que son hébergement obsolète, on peu profiter du restaurant e, qui est assez bon dans un cadre très agréable, un peu à l'écart de la ville, au bord du fleuve. Les prix du restaurant sont très corrects (trop élevés pour l'hôtel, dépassé).
  • Chalets Paradis: cadre agréable dans un parc hôtelier un peu à l'écart également. Restauration très correcte, plats classiques brésiliens et pizzas, billard, piscine.
  • Il y a beaucoup d'autres établissements partout en ville; attention à l'hygiène, souvent douteuse (visiter au préalable les toilettes de l'établissement peut-être très instructif !), le cadre est souvent médiocre.

Hôtels à Oiapoque

rue principalePas trop de problème pour en trouver, il s'est construit des dizaines de pousadas de plus ou moins bon standing partout dans la ville. Les prix sont un peu élevés mais contenus par la concurrence. L'amateurisme règne (malgré des efforts de formation récents par le gouvernement amapaense), les problèmes logistiques sont nombreux, surtout en période de forte affluence touristique (arrivée d'eau, petit déjeuner absent ou frugal...). Des efforts semblent en cours pour améliorer les choses.

Sachez que:

  • Le petit dèjeuner est généralement compris.
  • L'hôtel Floresta a été repris en 2010 par un couple franco-brésilien qui l'a rénové. Il propose pour un prix très raisonnable des chambres propres, climatisées, deux terrasses en étage sur le fleuve, et la possibilité de recevoir et téléphoner avec son téléphone portable guyanais, au tarif Guyane. Dispo également, l'internet par wifi et des prises réseau dans les chambres. Personnel agréable. Leur site web.
  • Carnaval 2007La Chacara do Rona propose, à l'écart de la ville, un concept un peu différent: un dortoir à hamacs, ou des petits chalets en bois pour 4 (deux lits) dans un cadre agréable au bord du fleuve. Bonne table. Prix trop élevé pour l'infrastructure de couchage proposée (très basique et en voie d'obsollescence). Site internet
  • Les Chalets Paradis (anciennement chacara do Paraiso), ouverts fin 2012 un peu à l'écart d'Oiapoque proposent un hébergement en bungalows dans un cadre bucolique. On y parle largement français et l'accueil y est très chaleureux. C'est un peu "all-inclusive: piscine (unique à Oiapoque), billard, terrain de Volley, promenade guidée en pirogue sur le fleuve Oyapock, restaurant très correct). Prix raisonnables, vu l'offre proposée. Site internet.
  • De nombreux hôtels tolèrent une intense activité d'allées et venues nocturnes que tout le monde n'appréciera pas.

Autour d'Oiapoque

Pour sortir de l'éternel diptyque nourriture-shopping (sans parler du reste), il est intéressant d'essayer de sortir de la ville. Pour une cinquantaine de Reis, les taxis peuvent vous conduire à d'agréables lieux de baignade (demander un "balneario") sur les rivières environnantes. Prévoir du liquide (pas de CB) et se renseigner avant sur l'ambiance, qui peut parfois devenir très chaude en fin de dimanche copieusement arrosé à la Skol... Ambiance chaude au PK7, plus tranquille et familiale au très sympa "Balnéario do nove" (ou PK 9), au bord d'une cascade dans une fazenda.

Certains prestataires proposent des sorties autour d'OIapoque, notamment sur le fleuve pour découvrir les rapides assez spectaculaires (sauts barrant le fleuve et plages de sable découvertes à la saison sèche).

A visiter

Oiapoque n'est certes pas réputé pour son tourisme culturel, mais on pourra visiter le musée Kuahi, sur l'avenue principale de la ville, consacré aux peuples amérindiens de la région de l'Oiapoque, qui propose une petite collection permanente d'objets traditionnels, des photos expliquant le mode de vie de ces peuples, ainsi que des expositions temporaires dans une deuxième salle. Intéressant, agréable et gratuit (contribution volontaire proposée, boutique proposant des bijoux traditionnels et des livres à la sortie). Souvent fermé entre deux périodes de travaux ou problèmes divers.